Comment s’installe la dépendance ?

Une dépendance à l’alcool n’apparaît pas de nulle part, le plus souvent elle s’installe très lentement dans un cycle d’habitudes, de plaisirs et de bénéfices favorisant la répétition de la consommation.

Lorsque la personne prend conscience qu’elle est dépendante, c’est qu’elle subit déjà certaines conséquences négatives à long terme de son comportement. 

S’interroger sur sa consommation

S’interroger sur sa consommation, c’est déjà agir contre l’installation de l’alcoolodépendance. Il s’agit de se protéger, d’anticiper avant que les problèmes soient visibles ou critiques ;d’observer comment, à quelle quantité et dans quelles circonstances nous buvons 

À quoi faut-il faire attention ?

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Si vous réalisez que vous avez besoin de boire pour faire face à des soucis quotidiens, que vous ne pouvez que difficilement vous distraire sans alcool, la boisson a peut-être déjà pris une importance si grande dans votre vie qu’il y a un risque de dépendance sur le long terme. 

Comment repérer une consommation problématique ?

Le passage à une consommation dite problématique sévère est progressif et peut être repéré par différents signes.

Ces signes ne doivent pas forcément être tous présent pour que l’on puisse parler de dépendance. Seuls les spécialistes sont à même d’en faire le constat ou au contraire d’exclure toute idée de dépendance. 

Les signes sont :

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  • Un désir puissant à utiliser une substance psychoactive 
  • Une perte de maîtrise de la consommation 
  • L’augmentation de la consommation (développement d’une tolérance) 
  • Des symptômes de manque en cas de réduction de la consommation ou de sevrage 
  • Le fait de négliger ses autres intérêts 
  • La poursuite de la consommation malgré ses conséquences néfastes.  

Le diagnostic de l’alcoolodépendance selon la CIM-11:

Le CIM-11 (Classification Internationale des Maladies Onzième Révision) décrit le diagnostique de l’alcoolodépendance de la façon suivante :

mode de consommation récurrent, épisodique ou continu d’alcool, avec une régulation altérée de l’usage, se manifestant par au moins deux des éléments suivants : 

Perte de contrôle sur l’usage de l’alcool

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difficulté à en réguler le début, la fréquence, l’intensité, la durée, l’arrêt ou le contexte d’utilisation .

Priorité croissante donnée à l’alcool

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Priorité donnée à l’alcool au détriment d’autres domaines de la vie, y compris la santé, les activités quotidiennes et les responsabilités, avec poursuite ou augmentation de la consommation malgré des dommages ou des conséquences négatives (p. ex. conflits relationnels répétés, répercussions professionnelles ou scolaires, effets nocifs sur la santé) 

Signes physiologiques d’adaptation neurobiologique

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  1. Tolérance (diminution des effets pour une même dose ou besoin de doses plus élevées pour un même effet). 
  2. Symptômes de sevrage à l’arrêt ou à la réduction (voir Sevrage alcoolique). 
  3. Usage répété d’alcool ou de substances similaires pour prévenir ou soulager le sevrage. 

  

Les signes de dépendance sont généralement présents depuis au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé après au moins 3 mois de consommation continue (quotidienne ou quasi quotidienne).